Facteurs de risque vis-à-vis du pneumocoque de sensibilité diminué à la pénicilline

Quels sont-ils ?

- Âge inférieur à 18 mois
- Vie en collectivité dans un habitat urbain
- Existence dans les antécédents récents d’une OMA
- Et/ou administration d’antibiotiques dans les trois mois précédents

Conduite à tenir

- Si des facteurs de risque existent, il faut préférer en premiere intention, l’un des trois antibiotiques per-os encore efficaces sur les pneumocoques de sensibilité intermédiaire, c’est-à-dire l’association amoxicilline-acide clavulanique (50 à 100 mg /kg/j en trois prises, selon l’âge), le céfuroxime axétil (30 mg /kg/j en deux prises), le cefpodoxime proxétil (8 mg/kg/j en deux prises). Ces choix ont l’avantage d’être également efficaces vis-à-vis d’un éventuel Haemophilus influenzae producteur de bêta-lactamases.

- S’il n’existe pas de facteurs de risque d’OMA à pneumocoque de sensibilité diminuée, le choix de l’antibiothérapie est ouvert. Les trois produits déjà cités viennent ici en concurrence avec d’autres possibilités qui sont : le céfixime (8 mg/kg/j en deux prises) et les céphalosporines de première génération (25 à50 mg/kg/j en trois prises) et l’association érythromycine-sulfafurazole (50 mg/kg/j en trois prises).