Otite atéléctasique

 
   
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Elle est définie comme un collapsus de la caisse du tympan qui aboutit à la rétraction de la membrane tympanique. Les deux principales étiologies sont la fragilisation de la membrane tympanique et la dépression endotympanique.

- L’otoscopie sous microscope ou à l’optique permet de définir une PR par:

  • sa topographie : au niveau de la pars tensa (on parlera de rétraction atriale) ou au niveau de la pars flaccida (rétraction atticale),
  • son caractère : non marginal (atteignant le sulcus osseux) ou non marginal
  • la stabilité de l’épiderme : normal (on parlera de poches autonettoyantes) ou dyskératosique conduisant à l’accumulation de squames (poches non autonettoyantes),
  • sa réversibilité, notamment lors des manœuvres de Valsalva, ou sa fixité en particulier à l’articulation incudo-stapédienne (AIS).

 

PR atticale, non fixée, autonettoyante
PR atticale, fixée, marginale, autonettoyante
PR atriale, fixée, non marginale, autonettoyante
PR atticale, fixée, marginale, non autonettoyante
*: sulcus osseux, **: articulation incudo-stapédienne
PR atriale, fixée, non marginale, autonettoyante
PR atticale, fixée, marginale, non autonettoyante
PR atticale, non fixée, autonettoyante
PR atticale, fixée, marginale, autonettoyante
PR atriale, fixée, non marginale, autonettoyante
PR atticale, fixée, marginale, non autonettoyante

 

- L’audiométrie révèle une surdité de transmission de 10 à 40 décibels de rinne. Elle depend de l'état de la chaîne ossiculaire (fréquence de la lyse de la branche descendante de l’enclume) et de la présence ou non d’un épanchement rétrotympanique.

- Le traitement doit retenir que les PR sont d’autant plus agressives qu’elles surviennent tôt dans la vie.

Lorsque la PR est propre, stable et contrôlable, l’abstention chirurgicale est de mise. L’attitude associera une surveillance otoscopique régulière, le traitement des infections oro-rhino-pharyngées et sinusiennes, voire la mise en place d’un ATT si la poche paraît évoluer.

A l’opposé, toute PR incontrôlable, desquamante, à fortiori otorrhéïque (états pré-cholestéatomateux) ou toute surdité transmissionnelle invalidante, constituent une indication chirurgicale de tympanoplastie (myringoplastie +/- ossiculoplastie).

 

L’otite fibro-adhésive

Elle est la conséquence directe de l’inflammation chronique de la caisse du tympan. Elle est caractérisée par un comblement de la caisse du tympan par du tissu conjonctif épais entraînant la disparition de tout espace aérien résiduel, bloquant les osselets, ne laissant que quelques espaces remplis d’une glu épaisse.

- Cliniquement, les circonstances de découverte se résument à une hypoacousie progressive, sans otorrhée, ni otalgie.

- L’otoscopie donne le diagnostic en montrant un tympan épaissi, gris, blanchâtre, globalement rétracté, avec une verticalisation du manche du marteau, sans jamais mouler avec précision les reliefs ossiculaires, comme dans la poche de rétraction. Le tympan n’est pas perforé.

otite fibro-adhésive

- L’audiométrie révèle une surdité de type mixte, l’atteinte de l’oreille interne étant caractéristique de l’évolution de l’otite fibro-adhésive.

- Le traitement chirurgical se solde assez souvent par un échec avec une récidive du comblement conjonctif. La mise en place d’un ATT permet, de façon inconstante, une aération des cavités de l’oreille moyenne.

 
 
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