La rhinopharyngite est une pathologie
le plus souvent virale (50 % des cas, à ce titre l’antibiothérapie
n’est pas indispensable), très fréquente chez les
jeunes enfants entre 6 mois et 6 ans et ce d’autant plus qu’ils
vivent en collectivité (crèches, écoles). Elle aussi
appelée "maladie d’adaptation" car elle touche
les sujets qui sont en train de développer leur immunité personnelle.
Cette affection traduit un contact entre le tissu de défense (les
végétations adénoïdes) présent au niveau
de l’arrière fond des fosses nasales (rhinopharynx, cavum)
et un agent pathogène provenant du milieu extérieur, généralement
transmis par contact direct avec une personne infectée.
Elle se manifeste par une obstruction nasale liée à un écoulement
nasal (rhinorrhée) plus ou moins infecté, associée à de
la fièvre.
Les végétations adénoïdes sont exceptionnellement
visibles lors de l’examen des fosses nasales. Leur visualisation
et le diagnostic de leur augmentation de volume nécessitent d’introduire
une petite fibre optique dans la fosse nasale de l’enfant. Cet
examen est indolore.
Habituellement sans gravité, la rhinopharyngite est spontanément
résolutive en 5 à 7 jours sans complication dans la majorité des
cas.
La répétition des rhinopharyngites
va durer jusqu’à l’âge de 6 ans environ mais
elle est très différente d’un enfant à l’autre.
Chez certains, l’espacement des accès
de rhinopharyngites conduit à une guérison spontanée,
chez d'autres c’est l’installation
d’une chronicité avec la présence de complications
(otites, laryngites, bronchites, sinusites, adénites, gêne
respiratoire…).
L’intervention (adénoïdectomie), qui consiste non
pas à supprimer la totalité des végétations
mais les réduire à un volume très faible, a généralement
pour but de traiter non pas la rhinopharyngite, mais les complications
liées à l’hypertrophie de ces végétations
grâce à la désobstruction de l’arrière
fond du nez. Cette ablation est dans la plus part des cas définitive
et il est rare d’observer une repousse. Toutefois, si cette ablation
est réalisée chez un enfant très jeune, un certain
degré de repousse peut secondairement s’observer témoignant
de la poursuite des phénomènes infectieux locaux à répétition
ou de l’intervention d’autres facteurs favorisant comme une
allergie ou une inflammation locale par un reflux gastro-oesophagien.
L’adénoïdectomie se pratique généralement
en secteur de chirurgie ambulatoire.
Le jour de l’intervention, l’enfant doit habituellement arriver
le matin à jeun et quittera l’hôpital dans l’après-midi.