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L’otite moyenne aiguë (OMA) est une des infections les plus fréquentes et un important motif de consultation (8 à 13% des consultations pédiatriques et 1ère cause de prescription d’antibiotique chez l’enfant). Elle correspond à une infection de la cavité de l’oreille moyenne. Elle est assez souvent associée à une infection des végétations adénoïdes (rhinopharyngite) et/ou des amygdales (angine).

Les facteurs favorisants reconnus sont la mise précoce en collectivité, le tabagisme passif, l’existence dans la famille d’antécédents d’otites récidivantes, l’absence d’allaitement maternel, certaines conditions de vie et d’hygiène (promiscuité, humidité, carence de soins, …), les saisons automne-hiver.

Le diagnostic d’otite moyenne aiguë est un exercice délicat:

Chez l’enfant, il faut y penser devant une douleur à l’oreille, une fièvre, une diminution de l’audition quand l’enfant peut l’exprimer.

Chez le nouveau-né et le nourrisson de moins de 3 mois, les signes sont très variables: des troubles digestifs, respiratoires, du comportement, une modification du sommeil, un état infectieux sévère avec une très forte fièvre.

A l’examen, à l’aide d’un otoscope, le tympan est intact, mais il apparaît soit inflammatoire de couleur rouge (au stade de début), soit bombé, sous pression (au stade d’abcès). En fait, plusieurs aspects intermédiaires sont possibles.

Faut-il traiter toutes les OMA ?

L’OMA, en elle-même, ne présente pas de gravité particulière. Ce sont les complications qu’elle est susceptible d’engendrer qui constituent toute sa gravité potentielle.

Se pose alors la question du traitement, car le tout-petit n’a pas de véritable immunité avant 18 mois à 2 ans. Les OMA sont purement virales (virus de la grippe par exemple) dans 40 à 60% des cas, mais cette infection virale peut permettre aux bactéries localisées dans les fosses nasales de remonter jusqu’à l’oreille moyenne et d’y proliférer. La guérison spontanée de la plupart des otites (c'est à dire toutes les otites virales et 85% des otites bactériennes) a été démontrée. Si le médecin donne un traitement antibiotique, celui-ci est fondé sur un essai de corrélation entre le microbe en cause et l’aspect clinique. On parle de traitement probabiliste.

Les bactéries font de la résistance ?

En France, les bactéries les plus fréquemment responsables d’OMA sont l'Haemophilus influenzae (40%) et le Pneumocoque (30 à 35%). Le problème est que nombre de ces bactéries ont développé des résistances aux antibiotiques qui, souvent, conduisent les parents à ramener l’enfant en consultation parce que, malgré le traitement, il est toujours malade au bout de trois jours (il est fébrile, a des troubles digestifs, mal à l’oreille). Le médecin peut proposer de pratiquer une paracentèse, c’est-à-dire de percer la membrane tympanique. Il faut voir la paracentèse comme l’incision d’un abcès ou d’une collection de pus. Ce pus ainsi collecté au niveau de l’oreille permet de l’analyser et de faire un antibiogramme, ce qui déterminera la sensibilité des germes présents à toute une série d’antibiotiques.

Les Haemophilus influenzae ont commencé à manifester une résistance aux antibiotiques dès la fin des années 80. Cette résistance s’est développée lentement, autour de 15% dans les années 1990, puis s’est élevée de nouveau, pour affecter aujourd’hui, environ 35% d’entre eux; mais on possède plusieurs antibiotiques actifs.

Le pneumocoque a vu sa résistance aux antibiotiques dans les otites apparaître en 1990. Ce phénomène s’est amplifié régulièrement au point d’affecter 40% d’entre eux aujourd’hui sur l’ensemble de la France. Cette résistance est le plus souvent partielle (il suffit parfois d’augmenter les doses d’antibiotiques pour retrouver un effet thérapeutique). Mais 1/3 des pneumocoques, dits résistants, vont développer une résistance très forte aux pénicillines et ce sont ceux-là, et eux seuls, qui vont poser des problèmes.

Des solutions ?

Ramener la résistance des germes aux antibiotiques à un taux beaucoup plus bas en arrêtant complètement leur prescription dans les cas inutiles, comme les rhinopharyngites qui sont toujours virales.

Empêcher les germes de se développer grâce aux nouveaux vaccins, en particulier celui qui est dirigé contre les pneumocoques.

Le traitement préventif des récidives d’OMA justifie la prise en compte des facteurs favorisants:

  • des mesures d’hygiènes avec en premier lieu le lavage des fosses nasales au sérum physiologique et l'emploi du mouche bébé en attendant l’apprentissage d’un mouchage efficace, et la prise de conscience des parents d’un tabagisme passif. Le traitement de l’otite est un problème global qui peut correspondre à une formule simple comme par exemple « l’oreille se draine si le nez respire ».
  • le retrait de la crèche, s’il est possible, est souvent bénéfique.
  • la vaccination anti-Haemophilus permet de diminuer l’incidence de l’OMA.
  • une hypertrophie des végétations adénoïdes (ronflement, obstruction nasale).
  • une allergie, une manque de fer, un reflux gastro-oesophagien.


 
 
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